Le Contrôle sanitaire aux frontières

Dans le cadre de la Riposte Ebola et post-Ebola, l'OIM a développé un programme de gestion sanitaire des frontières incluant des activités de contrôle sanitaire au niveau des principaux Points d'entrée frontalier et points chauds de mobilité du pays afin de prévenir et limiter toute propogation de la maladie à virus Ebola (MVE).

En Août 2014, le comité d’urgence de l’Organisation Mondiale de la Santé avait indiqué que l’épidémie de MVE constituait un risque de santé publique pour les autres Etats et que les conséquences possibles d’une diffusion internationale de l’épidémie étaient importantes. La surveillance des mouvements de voyageurs au niveau des Points d’Entrée (PE) avait notamment été identifiée comme un défi majeur.

L’OIM a donc renforcé le contrôle sanitaire aux Points d’Entrée (PE) en Guinée. Comme les PE sont facilement contournés, les opérations de contrôle sanitaire ont été complétées par des activités de cartographie des zones à risques et de surveillance à base communautaire dans les zones transfrontalières environnantes.

Dans le cadre du renforcement des mécanismes de surveillance aux niveaux frontaliers, l’OIM a mis en place des cordons sanitaires intégrant des activités de suivi des flux migratoires jusqu'au début de l'année 2016. Ce suivi des flux migratoires de voyageurs aux PE permettait :

  • D’identifier les déplacements internes et externes des voyageurs ;
  • De répertorier et de signaler d’éventuels cas suspects ;
  • D’inclure les points d’entrée dans le système de surveillance d’Ebola.

 

ZOOM SUR : Le contrôle sanitaire

Le contrôle sanitaire intègre :

  • une prise de température pour vérifier l'état de santé du voyageur
  • un lavage des mains à l'eau chlorée pour éviter la transmission de la maladie par contact.

 

Avec la fin officielle de l'épidémie à virus Ebola en Guinée déclarée le 1er juin 2016 par l'OMS, les contrôles sanitaires ne sont plus en cours en Guinée. Les derniers points de contrôle sanitaire installés aux PE de la région forestière suite à la résurgence de cas de MVE à Koropara mi-mars, ont été fermés le 30 juin 2016.