Portraits

« La Guinée est un pays plein de potentiels ! » Malick, Sénégalais installé en Guinée

Avec une carrière de financier déjà bien faite dans son pays, Malick Samb aurait pu continuer à travailler encore quelques années au Sénégal avant de prendre une retraite bien méritée. Pourtant, sur un coup de fil de son neveu lui faisant part de l’intérêt d’un homme d’affaires guinéen pour son profil professionnel, le quinquagénaire n’aura pas hésité à sauter dans un avion pour Conakry un jour de février 2014, pour ne plus quitter le pays depuis.

« Avec l'aide de l'OIM, j'ai acheté une machine à coudre »

« Je m’appelle Kanny. J’ai 20 ans. Ma belle-mère a contracté la maladie à virus Ebola et mon mari aussi. Je me suis occupée d’eux et suis tombée malade à mon tour. J’ai été soignée à l’hôpital de Donka de Conakry. Ma belle-mère est décédée, ainsi que mon mari. Nous n’avions pas d’enfant.

Quand je suis rentrée dans mon village à Kamsar, la plupart de mes proches m’a rendu visite. Mais certains d’entre eux ne l’ont pas fait. Ils avaient peur de moi, peur de contracter la maladie. De même pour certains voisins qui ont été distants et ne sont pas venus me saluer à mon retour.

Abdoul Rahim, fatigué par la route et les incertitudes

« Je m'appelle Abdoul Rahim. Je suis Guinéen. Je reviens du Maroc ».

La trentaine, le regard franc, le visage marqué par des nuits d'insomnie, Abdoul Rahim se présente. Sa main soutient sa côte droite. Il a subi une opération récemment. Il ne s'en est pas tout à fait remis.

Il vient d’arriver du Maroc par un vol de nuit atterri à 2h30 du matin à Conakry.

« Je suis fatigué de devoir me battre pour tout. On m'a mal opéré au Maroc. J'étais affaibli, sans ressources. Je mendiais avec les autres pour avoir de quoi manger », explique-t-il. 

« Je suis revenue d’Egypte avec mes enfants grâce au soutien de l’OIM »

Aissata vivait avec son mari et ses trois enfants en Egypte. Les conditions de vie de la famille s’étant détériorées depuis quelques années, il leur était devenu difficile de continuer à vivre dans ce pays. Raison pour laquelle le père de famille décida de faire appel à l’OIM pour rapatrier sa famille en Guinée. Le retour eu lieu le 4 décembre 2015, avec le soutien du programme « AVR-R » (Aide au Retour Volontaire et à la Réinsertion des migrants) de l’OIM Guinée.